Premiers pas vers votre enfant intérieur

L’un des objectifs de la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance, est de devenir capable d’être et de réagir en adulte dans toutes les circonstances de notre vie.

Ce but peut vous paraître étrange. Peut-être vous dites-vous : Je suis un adulte, comment ne serais-je pas et ne réagirais-je pas comme un adulte ? Qu’est ce que ça veut dire ?

En fait, la sophro-analyse (entre autres techniques thérapeutiques) nous apprend que notre corps garde en mémoire tout ce que nous avons vécu (quand bien même notre tête ne s’en souviendrait plus), et notamment tout ce que nous avons vécu en tant qu’enfant, bébé, et même dans le ventre de notre mère.

Lorsque le tout petit vit quelque chose qui provoque une forte émotion telle que la peur, la colère, la détresse…, cette émotion va être enregistrée par le corps et associée à l’évènement, au choc émotionnel d’origine, tout ceci de manière totalement inconsciente.

Chaque fois que l’enfant, puis l’adulte va vivre une expérience que sa mémoire corporelle reliera à ce choc initial oublié, l’émotion qui a été vécue à ce moment là sera réactivée. La personne ressentira de la peur, de la colère, de la détresse, même s’il s’agit d’une situation relativement banale.

Ainsi, de manière inexplicable et irrépressible (le fameux « c’est plus fort que moi » !), l’adulte va réagir de façon inappropriée, excessive. En fait, ce n’est pas un adulte doté de discernement qui est aux commandes à ce moment-là, mais bien l’enfant qu’il a été, sans défense, sans capacité de comprendre, sans personne pour lui expliquer, livré à ses émotions.

Illustrons cela d’un exemple : Imaginons un petit enfant d’un an ou deux qui assiste à une violente dispute entre ses parents. Il perçoit sans vraiment les comprendre les cris, les pleurs, peut-être l’un des parents bouscule-t-il l’autre…

L’enfant a peur ; il déteste ce moment où il voit se déchirer les deux êtres qu’il aime le plus… Alors il enfouit cet évènement tout au fond de sa mémoire pour ne plus en souffrir. Mais la peur, la détresse sont toujours là, « coincées » dans le corps et chaque fois que l’enfant devenu adulte vivra une situation de conflit, de dispute (qu’il soit impliqué ou pas), sa réaction sera influencée par ses émotions d’enfant et pourra aller de la fuite, à l’agressivité, à la négation…

Nous avons tous à l’intérieur de nous, dans nos mémoires corporelles, un enfant qui a vécu des choses plus ou moins difficiles, douloureuses, et qui tant qu’il n’a pas été vu et reconnu comme tel, continuera à réagir à la place de l’adulte dans certaines circonstances.

Il nous appartient de prendre soin de notre enfant intérieur, cet enfant que nous avons été, et qui est toujours en nous. C’est ainsi que nous devenons vraiment responsable de notre vie, et que nous posons des actions justes plutôt que des réactions dues à nos émotions mal gérées.

Je reviendrai dans un prochain article sur cette question en vous proposant notamment un exercice pour entrer en contact avec votre enfant intérieur et prendre soin de lui.

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